C.E.R.H.A.C.
Centre International Blaise Pascal


 

La bibliothèque du dix-septiémiste

 

(mise à jour le 20 janvier 2010)

 

DEUXIÈME PARTIE : OUVRAGES CRITIQUES

 

VI. Théâtre (Généralités, Genres, Auteurs)

 

1. Généralités

BERTRAND D., HAQUETTE J.-L., et alii, Le Théâtre, coll. Grand Amphi, Bréal, Rosny, 1996. Pour une vue synthétique sur le théâtre français de ses débuts à sa fin...

BERTRAND Dominique, Lire le théâtre classique, Dunod, Paris, 1999. A lire après le précédent. Très clair.

BLANC André, Histoire de la Comédie-Française de Molière à Talma, Paris, Perrin, 2007. Vue d’ensemble claire et instructive.

BLOCKER Déborah, Instituer un "art". Politiques du théâtre dans la France du premier XVIIe siècle, Paris, Champion, 2009. Sur les "processus sociaux et politiques qui ont permis la constitution du théâtre classique en "art", au sens d'ensemble de compétences techniques instituées".

CHAOUCHE Sabine, L'art du comédien. Déclamation et jeu scénique en France à l'âge classique (1629-1680), Champion, Paris, 2001.

CHEVALLEY Sylvie, Album théâtre classique, Pléiade, N.R.F., Gallimard, 1970. Le théâtre classique tel qu’il était joué in concreto. Intéressante iconographie.

COUPRIE Alain, La Champmeslé, Paris, Fayard, 2003.

COUTON Georges, Richelieu et le théâtre, Presses Universitaires de Lyon, 1986.

DEIERKAUF-HOLSBOER S. Wilma, L’histoire de la mise en scène dans le théâtre français à Paris de 1600 à 1673, Nizet, Paris, 1961. Pas très drôle, mais plein d’enseignement.

DEIERKAUF-HOLSBOER S. Wilma, Le théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, Nizet, Paris, 1968-1970, 2 vol. Etude de l'histoire de la troupe, du bâtiment, de la mise en scène. Un peu aride à la lecture, mais remarquablement instructif.

DEIERKAUF-HOLSBOER S. Wilma, Le théâtre du Marais, Nizet, Paris, 1954-1958.

DESCOTES Maurice, Le public de théâtre et son histoire, P.U.F., 1964.

DESCOTES Maurice, Histoire de la critique dramatique en France, Narr-Place, Tübingen-Paris, 1980. Complète le précédent. Vous enlève une fois pour toutes vos illusions sur les critiques dramatiques, leur bon sens et leur honnêteté.

Dictionnaire raisonné et illustré du théâtre à l’italienne, Fondation Beaumarchais, S.A.C.D., Actes Sud-Papiers, Paris, 1992. Pour savoir ce qu’est un col-de-cygne ou un œil de contrepoids.

DUBU Jean, Les églises chrétiennes et le théâtre (1550-1850), Presses Universitaires de Grenoble, 1997.

FORESTIER Georges, Le théâtre dans le théâtre sur la scène française du XVIIe siècle, Droz, Genève, 1996 (2e éd.). Souvent juste, parfois brillant.

GARAPON Robert, La fantaisie verbale et le comique dans le théâtre français du moyen âge à la fin du XVIIe siècle, Colin, Paris, 1957.

GROS DE GASQUET Julia, En disant l’alexandrin. L’acteur tragique et son art, XVIIe-XXe siècle, Paris, Champion, 2006. Très intéressante étude de la manière dont le jeu tragique a été conçu et exécuté depuis l’époque classique, par un auteur qui a manifestement une connaissance directe de la pratique de l’art dramatique, et qui sait en parler sans tomber ni dans le charabia des bateleurs, ni dans la sabir des professionnels de la profession.

HUBERT Marie-Claude, Les grandes théories du théâtre, Colin, Paris, 1998.

JOMARON Jacqueline de (dir.), Le Théâtre en France, Livre de Poche, Colin, 1992, 1226 p. D'un ton parfois snob rive gauche, mais présente une vue d'ensemble compréhensive.

LANCASTER Henry-Carrington, A History of french dramatic literature in the XVIIth century, John Hopkins Press, Baltimore, 1924-1942, 9 vol. Monument dont l’emploi est toujours utile, mais par morceaux.

LANCASTER Henry-Carrington, Le Mémoire de Mahelot, Laurent et autres décorateurs de l'Hôtel de Bourgogne, Champion, Paris, 1920. Cette édition est aujourd’hui remplacée par celle de P. Pasquier, Le mémoire de Mahelot, Paris, Champion, 2005.

LARTHOMAS Pierre, Le langage dramatique, sa nature, ses procédés, Colin, Paris, 1972. Utile pour la littérature dramatique de toutes les époques.

Le Théâtre dans les cours d’Europe, XVIIe Siècle, n° 142, 1984, n° 1.

Le Théâtre lyrique en France après Lully, XVIIe Siècle, n° 198, janvier-mars 1998.

Les trésors de la Comédie-Française. La Comédie-Française au-delà du rideau, Martial Editions, Paris, 1994. Maquettes, décors et costumes de la Comédie-Française, notamment pour les pièces classiques.

LIOURE Michel, Le théâtre religieux en France, Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 1983.

LOUKOVITCH Koster, L'évolution de la tragédie religieuse classique en France, Slatkine reprints, Genève, 1977 (l'original est de 1933).

LOUVAT Bénédicte, La poétique de la tragédie, Paris, SEDES, 1997. Utilitaire. Il y a même des explications de texte et des sujets de dissertation.

LOUVAT-MOLOZAY Bénédicte, Théâtre et musique. Dramaturgie de l'insertion musicale dans le théâtre français (1550-1680), Champion, Paris, 2002.

LYONNET Henry, Dictionnaire des comédiens français (ceux d'hier), Biographie, Bibliographie, Iconographie, Genève, Bibliothèque de la Revue Internationale Illustrée, sd, 2 vol. Outil d'une très grande richesse, qui fournit des renseignements non seulement sur les comédiens du XVIIe siècle, mais sur ceux qui ont interprété le répertoire classique. Ne doit plus guère se trouver que dans les bibliothèques et les marchands de livres d'occasion.

MAZOUER Charles, Le théâtre d'Arlequin. Comédies et comédiens italiens en France au XVIIe siècle, Fasano et Paris, Schena et Presses de l'Université Paris-Sorbonne, 2002.

MELESE Pierre, Le théâtre et le public sous Louis XIV, Droz, Paris, 1934.

MONGREDIEN Georges, La vie quotidienne des comédiens au temps de Molière, Hachette, Paris, 1966, 288 p. Introduction indispensable à l’histoire du théâtre classique.

MONGREDIEN Georges et ROBERT Jean, Les comédiens français au XVIIe siècle. Dictionnaire biographique, C.N.R.S., Paris, 1961, avec Supplément, 1971.

NAUDEIX Laura, Dramaturgie de la tragédie en musique (1673-1764), Paris, Champion, 2004.

PAVIS Patrice, Dictionnaire du théâtre, Dunod, Paris, 1996. Au coin de chaque page, on s'attend à y lire que la théâtralisation de la théâtralité dans le théâtre se théâtralise en théâtralitude..., mais parfois, au détour d'un article, par coup de chance, on découvre une définition utile.

PIERRON Agnès, Dictionnaire de la langue du théâtre, Le Robert, Paris, 2002. Autre dictionnaire, plus clair que le précédent, et ma foi tout aussi utile.

Réécritures du crime : l’acte sanglant sur la scène (XVIe-XVIIIe s.), Littératures classiques, N° 67, Paris, Champion, automne 2009. Entre l’inceste fraternel, la décapitation invisible, les meurtres à l’anglaise et les gestuelles du crime shakespeariens, on se croirait dans un roman de John Dickson Carr.

RIFFAUD Alain, La ponctuation du théâtre imprimé au XVIIe siècle, Genève, Droz, 2007. La ponctuation du théâtre, quoi que l'on puisse en penser, est devenu un sujet de discussion extrêmement délicat. Les conséquences dans les éditions sont souvent curieuses...

SARCEY Francisque, Quarante ans de théâtre (Feuilletons dramatiques), Paris, Bibliothèque des Annales, 1900. A prendre avec les précautions nécessaires : c'est du journalisme. Mais c'est du journalisme intelligent et honnête (ce qui, aujourd'hui, représente tout de même une curiosité presque inouïe). Les études sont très suggestives, et d'une lecture généralement plus réjouissante que celle de nombre de critiques plus cotés rive gauche. Côté Molière, Sarcey a consacré un volume à La comédie, Paris, Librairie des Annales, sd, qui mérite aussi l’intérêt qui revient aux auteurs qui parlent du théâtre après y avoir été, et y avoir été parce qu’ils l’aiment (là encore, c’est chose relativement rare). A l’intention des amis de Sarcey, signalons enfin le volume intitulé La critique, qui sort évidemment des limites du XVIIe siècle.

SCHERER Jacques, La dramaturgie classique en France, Nizet, Paris, 1973, 488 p. Bon instrument de travail, à utiliser comme manuel technique. Contient le vocabulaire indispensable pour l’explication des textes dramatiques. Peut d'ailleurs servir au-delà du XVIIe siècle.

SPIELMANN Guy, Le jeu de l’ordre et du chaos. Comédie et pouvoirs à la fin du règne, 1673-1715, Paris, Champion, 2002.

THIROUIN Laurent, L’aveuglement salutaire. Le réquisitoire contre le théâtre dans la France classique, Champion, Paris, 1997. Excellente étude, qui montre que, contrairement à ce que l'on pense, les ennemis du théâtre sont plus lucides que ses défenseurs sur les puissances de l'art dramatique.

URBAIN-LEVESQUE, L’Eglise et le théâtre, Grasset, Paris, 1930.

VIALLETON Jean-Yves, Poésie dramatique en prose du monde. Le comportement des personnages dans la tragédie en France au XVIIe siècle, Paris, Champion, 2004. La tragédie examinée à l'aune des traités de civilité.

VUILLERMOZ Marc (dir.), Dictionnaire analytique des œuvres théâtrales du XVIIe siècle, Champion, Paris, 1998. Instrument de travail très utile pour le dépouillement et la mise en fiche des œuvres dramatiques.

VUILLERMOZ Marc, Le système des objets dans le théâtre français des années 1625-1650. Corneille, Mairet, Rotrou, Scudéry, Droz, 2000.

 

2. Genres

BIET Christian, La Tragédie, Armand Colin, Paris, 1997.

CONESA Gabriel, La comédie de l’âge classique (1630-1715), Seuil, Paris, 1995.

COUPRIE Alain, Lire la tragédie, Dunod, Paris, 1994. Excellente synthèse sur le genre, claire, précise et bien conçue.

COUTON Georges, Richelieu et le théâtre, Presses Universitaires de Lyon, 1986.

GIRDLESTONE Cuthbert, La Tragédie en musique (1673-1750), considérée comme genre littéraire, Droz, Genève-Paris, 1972.

GUICHEMERRE Roger, La tragi-comédie, P.U.F., Paris, 1981. Presque indispensable pour connaître ce genre qui a longtemps fait fureur, sans lequel on ne comprend pas l'imaginaire des classiques, mais qui a aujourd'hui complètement disparu des théâtres et de la mémoire collective.

GUICHEMERRE Roger, La comédie avant Molière, 1640-1660, Armand Colin, Paris, 1972. Bon ouvrage.

LEBEGUE Raymond, La tragédie religieuse en France, Champion, Paris, 1929.

LONGEON Claude (dir), Le genre pastoral en Europe du XVe au XVIIe siècle, Publ. de l’Université de Saint-Etienne, 1980.

MARSAN Jules, La Pastorale dramatique en France, Hachette, Paris, 1905 ; republié par Slatkine, Genève, 1969.

McGOWAN Margaret, L’art du ballet de cour en France (1581-1643), C.N.R.S., Paris, 1963. Pour amateurs.

MOREL Jacques, La Tragédie, Coll. U, Armand Colin, Paris, 1964.

MOREL Jacques (dir.), La Tragédie, Littératures classiques, 16, Paris, Klincksieck, 1992. Recueil d'études.

MOREL Jacques, Agréables mensonges. Essais sur le théâtre français du XVIIe siècle, Klincksieck, Paris, 1991.

ROHOU Jean, La Tragédie classique, S.E.D.E.S., Paris, 1996. Synthèse accompagnée d’une anthologie.

TRUCHET Jacques, La tragédie classique en France, Lettres Modernes, 1975.

VOLTZ Pierre, La comédie, coll. U, Colin, Paris, 1964.

 

3. Auteurs

Corneille

BRASILLACH Robert, Pierre Corneille, Fayard, Paris, 1938. Lorsque l'auteur oublie ses opinions politiques, l'analyse n'est pas sans intérêt. Malheureusement il a parfois beaucoup trop de mémoire.

CONESA Gabriel, Pierre Corneille et la naissance du genre comique, S.E.D.E.S., Paris, 1989.

Corneille, Revue d’Histoire Littéraire de la France, sept.-oct. 1985, n° 5.

Corneille, XVIIe Siècle, n° 190, janvier-mars 1996.

Corneille après Corneille 1684-1791, XVIIe Siècle, n° 225, octobre 2004.

COUPRIE Alain, Pierre Corneille. Le Cid, P.U.F., Paris, 1989. Excellent.

COUTON Georges, Corneille, coll. Connaissance des Lettres, Hatier, Paris, 1958. On ne perd jamais son temps à lire Couton. On ne perd jamais son temps à lire Couton, même si souvent on peut différer d'opinion. Nul n'est contraint d'accepter le système qui consiste à prendre le théâtre de Corneille comme une réflexion sur l'actualité politique ; mais c'est souvent un bon moyen de comprendre la portée de certaines tragédies.

COUTON Georges, La vieillesse de Corneille, Deshayes, Paris, 1949.

COUTON Georges, Corneille et la Fronde, Belles-Lettres, Paris, 1951. Sur Nicomède et Pertharite.

DESCOTES Maurice, Les grands rôles du théâtre de Corneille, P.U.F., Paris, 1962.

DESCOTES Maurice, Dix promenades dans le cimetière cornélien, La Pensée universelle, Paris, 1983. Sur les pièces méconnues, une présentation hors des normes universitaires, mais qui donne souvent sur ces œuvres oubliées un éclairage pertinent.

DORT Bernard, Pierre Corneille dramaturge, L’Arche, Paris, 1957.

DOUBROVSKI Serge, Corneille et la dialectique du héros, Gallimard, Paris, 1963. Soupe hégélienne à base de maître et d’esclave dialectisés, très bien vue dans les milieux bien-pensants, mais dont on ne peut pas vraiment dire qu'elle contribue à l'intelligence du théâtre de Corneille. Ni à l'intelligence tout court d'ailleurs.

FORESTIER Georges, Essai de génétique théâtrale. Corneille à l'œuvre, Klincksieck, Paris, 1990. C'est le parti-pris inverse de G. Couton : l'intérêt porte sur la dramaturgie ; et la correspondance avec la pensée politique du temps est considérée comme un ornement. Il y a quelque chose d’acrobatique à étudier la génétique des textes en l’absence de tout manuscrit...

FORESTIER Georges, Corneille. Le sens d'une dramaturgie, SEDES, Paris, 1988.

FUMAROLI Marc, Héros et orateurs. Rhétorique et dramaturgie cornéliennes, Droz, Genève, 1996 (2e éd.). Pour une étude approfondie.

GARAPON Robert, Le premier Corneille, De Mélite à l’Illusion comique, S.E.D.E.S., Paris, 1982.

GASTE A., La Querelle du Cid, 1898, repris in Slatkine Reprints, Genève, 1970. Recueil des textes publiés lors de cette polémique mémorable.

HERLAND Louis, Corneille par lui-même, coll. Ecrivains de toujours, Seuil, Paris, 1965. Les livres de Herland valent toujours d’être lus. Voir aussi :

HERLAND Louis, Horace ou la naissance de l’homme, Minuit, Paris, 1952.

LE GALL André, Corneille en son temps et en son œuvre. Enquête sur un poète de théâtre au XVIIe siècle, Flammarion, Paris, 1997. Biographie un peu confuse.

MAURENS Jacques, La tragédie sans tragique. Le néo-stoïcisme dans l’œuvre de Pierre Corneille, Colin, Paris, 1966.

NADAL Octave, Le sentiment de l’amour dans l’œuvre de Pierre Corneille, NRF, Gallimard, Paris, 1948. Etude fine et intelligente, pas toujours indiscutable. Contient une étude des termes clés du vocabulaire cornélien.

NIDERST Alain (dir), Pierre Corneille, P.U.F., Paris, 1985. Colloque qui donne une idée des différents points de vue possibles sur Corneille. Nombreux articles de premier ordre, à côté d’une ou deux erreurs (voir l’article “L’échec de Pertharite” de Anne-Marie Desfougères, qui explique la chute de cette tragédie par l’imago maternelle archaïque et la réintégration de la plénitude narcissique. Je n’invente rien.).

PICCIOLA Liliane, Corneille et la dramaturgie espagnole, Ed. Interuniversitaires, Mont-de-Marsan, 1995.

PRIGENT Michel, Le héros et l’Etat dans la tragédie de Pierre Corneille, P.U.F., Paris, 1985. Accent mis sur le problème politique chez Corneille, ce qui permet une mise en perspective très intéressante.

RIOU Daniel (dir.), Lectures de Corneille. Cinna, Rodogune, Nicomède, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 1997. Recueil d'études de divers spécialistes publié à l'occasion du programme d'agrégation.

RIVAILLE L., Les débuts de Pierre Corneille, Boivin, Paris, 1936.

SCHERER Jacques, Le théâtre de Corneille, Nizet, Paris, 1984.

STEGMANN André, L’héroïsme cornélien, genèse et signification, Colin, Paris, 1968, 2 vol.

SWEETSER Marie-Odile, La dramaturgie de Corneille, Droz, Genève, 1977.

VIGNES Maria, Corneille. Biographie, étude de l’œuvre, Albin Michel, Paris, 1994.

On aura toujours intérêt à parcourir les notes dont Voltaire (encore et toujours...) a accompagné l’édition du théâtre de Corneille dont il a lancé la publication ; elles sont souvent malveillantes, d’un conformisme outrancier, mais toujours suggestives a contrario, tant elles sont visiblement fausses. On les trouvera dans le tome 31 des Œuvres complètes de Voltaire, Garnier, Paris, 1880. Ne pas manquer non plus les réflexions de Péguy dans Victor-Marie, Comte Hugo et la Note conjointe sur M. Descartes, que l’on trouvera dans l’édition de la Pléiade.

Voir aussi BENICHOU, op. cit.

 

Molière

ARNAVON Jacques, Le Misanthrope de Molière, Plon, Paris, 1930. Réflexion suivie sur la mise en scène de la pièce, discutable mais suggestive.

BOURQUI Claude, Les sources de Molière. Répertoire critique des sources littéraires et dramatiques, S.E.D.E.S., Paris, 1999. Instrument de travail utile.

BRAY René, Molière homme de théâtre, Mercure de France, Paris, 1954. Etude sur Molière chef de troupe, acteur, metteur en scène, écrivain. L'auteur posait une question qui, à l'époque, fit scandale : Molière pense-t-il ?, pour souligner le fait que les préoccupations de Molière étaient d'abord celles d'un homme de théâtre soucieux de l'efficacité dramatique de son travail. On n’a pas toujours fait beaucoup mieux depuis ce livre clair, accessible et érudit.

CONESA Gabriel, Le dialogue moliéresque : étude stylistique et dramaturgique, Paris, 1983.

DANDREY Patrick, Le “cas” Argan : Molière et la maladie imaginaire, Paris, 1993.

DANDREY Patrick, Molière ou l’esthétique du ridicule, Klincksieck, Paris, 1992.

DESCOTES Maurice, Les grands rôles du théâtre de Molière, P.U.F., Paris, 1960.

DUCHENE Roger, Molière, Fayard, Paris, 1998, Bonne biographie, qui remet bien les choses en place.

FORCE Pierre, Molière ou le prix des choses. Morale, économie et comédie, Nathan, Paris, 1994. Philosophique.

FORESTIER Georges, Molière en toutes lettres, Bordas, Paris, 1990. Excellente synthèse.

GARAPON Robert, Le dernier Molière, S.E.D.E.S., Paris, 1977. Suggestif.

GUICHARNAUD Jacques, Molière, une aventure théâtrale, Gallimard, Paris, 1963. Sur les trois pièces majeures, étude dramatique suivie cherchant à reconstituer les réactions d’un spectateur qui verrait la pièce pour la première fois. L’idée de base est bonne, mais le livre gagnerait à avoir 100 pages de moins.

JASINSKI René, Molière, coll. Connaissance des Lettres, Hatier, Paris, 1969.

JASINSKI René, Molière et Le Misanthrope, Nizet, Paris, 1983. Etude d'ensemble.

JOUVET Louis, Molière et la comédie classique, Gallimard, Paris, 1965.

Le petit Molière. 1673-1973, Comédie Française, Guy Authier, Paris, 1973. Petit vade-mecum moliéresque de poche fort utile, quoique sommaire. Avec les dessins de Jacques Faizant en prime...

MAZOUER Charles, Trois comédies de Molière. Etude sur Le Misanthrope, George Dandin, Le Bourgeois gentilhomme, S.E.D.E.S., Paris, 1999.

MAZOUER Charles, Molière et ses comédies-ballets, Nouvelle édition revue et corrigée, Paris, Champion, 2006.

McKENNA Antony, Molière dramaturge libertin, Paris, Champion, 2005. Dans le cadre d’une redéfinition de Molière comme auteur libertin, contient en particulier une analyse du Dom Juan d’une grande pertinence.

MESNARD Jean, “Le Misanthrope. Mise en question de l'art de plaire”, Revue d’Histoire littéraire de la France, 1972, p. 863-889 ; repris dans La Culture du XVIIe siècle, 1992, p. 520-545. Etude magistrale, qui est aussi une leçon de méthode. Cet article a fait date dans les études sur Molière, beaucoup plus que certains gros bouquins indigestes.

Molière-Lully, XVIIe Siècle, n° 98-99, 1973.

MONGREDIEN Georges, Recueil de textes et de documents du XVIIe siècle relatifs à Molière, C.N.R.S., Paris, 1965, 2 vol.

Revue d’Histoire Littéraire de la France, sept.-déc. 1972, n° 5-6, numéro spécial consacré à Molière. Excellent recueil d’articles. On consultera en revanche avec méfiance le gros recueil triple des numéros de la revue Europe de mai-juin 1961, janv.-fév. 1966 et nov.-déc. 1972, repris sous le titre Tout sur Molière ; on y lira cependant, rien que pour le plaisir de lire des âneries, les articles de G.N. Boiadjief sur “Tartuffe sur la scène soviétique” (n° de 1972, p. 199 sq.) et surtout de Richard Monod, “Un Misanthrope sans autocensure et sans héros” (ibid., p. 128 sq.), qui est à sa manière un sommet (ou un abîme, comme on voudra).

SCHERER Jacques, Structures de Tartuffe, S.E.D.E.S., Paris, 1974. Utile application concrète des notions dramaturgiques.

Voir aussi BENICHOU, op. cit.

 

Racine

Voir dans l’édition Folio une bibliographie générale assez complète.

BACKES Jean-Louis, Racine par lui-même, Seuil, Paris, 1981.

BARRAULT Jean-Louis, Mise en scène de Phèdre, coll. Points, Seuil, Paris, 1946. Intéressant pour les considérations générales sur la diction du vers racinien.

BARTHES Roland, Sur Racine, Seuil, Paris, 1963. Pour mémoire.

BLANC André, Racine. Trois siècles de théâtre, Paris, Fayard, 2003. La deuxième partie, relative à l'histoire des interprétations (littéraires aussi bien que théâtrales) complète la première partie (biographique) de manière tout à fait intéressante.

COUPRIE Alain, La tragédie racinienne, Profil Littérature, Hatier, Paris, 1995.

DECLERCQ Gilles et ROSELLINI Michèle, Jean Racine, 1699-1999, Actes du colloque du tricentenaire (25-30 mai 1999), Paris, P.U.F., 2003. Nombreux articles intéressants, touchant tous les aspects de l'œuvre et de l'auteur. Pour le plaisir, on ne manquera pas la table ronde loufoque entre différents metteurs en scène en vogue, notamment le passage burlesque dans lequel Daniel Mesguich fait le grand écart entre Héraclite et Hélène Cixous.

DELCROIX Maurice, Le sacré dans les tragédies profanes de Racine, Nizet, Paris, 1970.

DESCOTES Maurice, Les grands rôles du théâtre de Jean Racine, P.U.F., Paris, 1957, 208 p. Pour les mises en scène postérieures à la date de publication, voir le volume du Théâtre de Racine dans l’édition Garnier.

FORESTIER Georges, Jean Racine, Paris, Gallimard, 2006.

GIRAUDOUX Jean, Racine, Grasset, Paris, 1930.

GUELLOUZ Suzanne, Racine et Rome. Britannicus, Bérénice, Mithridate, Paradigme, Orléans, 1995.

GUIBERT Albert-Jean, Bibliographie des œuvres de Jean Racine publiées au XVIIe siècle et œuvres posthumes, C.N.R.S., Paris, 1969.

JASINSKI René, Vers le vrai Racine, Colin, Paris, 1958, 2 vol. Pousse l’interprétation biographique fort loin : à force d'entendre dire que Néron, c’est Racine, que Britannicus aussi, c’est Racine, qu’Agrippine c’est encore Racine, on finit par se demander ce qui n’est pas Racine dans le théâtre de Racine...

MAURIAC François, La vie de Jean Racine, Plon, Paris, 1928. On en apprend plus sur Mauriac que sur Racine, mais c’est un beau roman...

MAURON Charles, L’inconscient dans la vie et dans l’œuvre de Racine, Ophrys, Gap, 1957. Gros livre inconscient.

MOREAU Pierre, Racine, coll. Connaissance des Lettres, Hatier, Paris, 1968. Dense et riche. A recommander pour aborder Racine, mais aussi à relire régulièrement.

MOURGUES Odette de, Autonomie de Racine, Corti, Paris, 1967.

NIDERST Alain, Racine et la tragédie classique, P.U.F., Paris, 1978.

PICARD Raymond, De Racine au Parthénon. Essais sur la littérature et l’art à l’âge classique, Gallimard, Paris, 1977.

PICARD Raymond, La carrière de Jean Racine, N.R.F., Gallimard, Paris, 1961. La condition d’écrivain et d’auteur dramatique considérée dans le cas d’un brillant carriériste. Il est tout de même intéressant de constater qu'à la belle époque des controverses sur la "nouvelle critique", Roland Barthes, qui réclamait à cor et à cri une "histoire de l'institution littéraire", ne se soit pas aperçu que c'était précisément ce qu'entreprenait Raymond Picard. Une absence, sans doute…

PICARD Raymond, Racine polémiste, Pauvert, Paris, 1967. Intéressant sur les préfaces de Racine.

PICARD Raymond, Corpus racinianum, N.R.F., Paris. Utiliser l’édition augmentée de 1976, Nouveau corpus racinianum, C.N.R.S. Instrument de travail utile.

POMMIER Jean, Aspects de Racine, Nizet, Paris, 1954.

POMMIER René, Le "Sur Racine" de Roland Barthes, S.E.D.E.S., Paris, 1988, 426 p. Démolition du livre de Roland Barthes : l'auteur ne pense qu'à condition d'attaquer autrui, mais ses analyses sont souvent pertinentes.

ROHOU Jean, Jean Racine, Athalie, Paris, P.U.F., 2003.

RONZEAUD Pierre, Racine. Britannicus, Klincsieck, Paris, 1995. Recueil d'articles publié à l'occasion du programme d'agrégation. Inégal.

ROUBINE Jean-Jacques, Lectures de Racine, Colin, Paris, 1971.

SCHERER Jacques, Racine : Bajazet, C.D.U., Paris, 1971. Utile modèle d’analyse dramaturgique.

VENESOEN Constant, Racine. Mythes et réalités, Soc. d’Etude du XVIIe siècle et Université de Western Ontario, 1976. Faute de mieux.

VINAVER Eugène, Racine et la poésie tragique. Essai, Nizet, Paris, 1963 (2e éd.).

Voir aussi BENICHOU, op. cit.

D’autre part, on ne saurait ignorer la Conversation sur Jean Racine de Paul CLAUDEL, Œuvres en prose, éd. Petit et Galpérine, Pléiade, Gallimard, Paris, 1965, p. 448-467.

Le Musée national des Granges de Port-Royal a publié en 1999 un recueil de textes intitulé Le choix de l’absolu. Racine, Phèdre, Editions de la réunion des Musées Nationaux, qui fournit un grand nombre de documents et d’études très intéressants sur les mises en scène de Phèdre. Certaines photos sont particulièrement réjouissantes...

 

Rotrou

JARRY Jules, Essai sur les oeuvres dramatiques de Jean Rotrou, Genève, Slatkine reprints, 1970. L’original date de 1868.

MOREL Jacques, Jean Rotrou dramaturge de l’ambiguïté, Colin, Paris, 1968. Bonne synthèse. Comme quoi en 68, il y avait des gens qui travaillaient au lieu de faire les guignols dans les rues du Quartier Latin.

VUILLEMIN Jean-Claude, Baroquisme et théâtralité. Le théâtre de Jean Rotrou, PFSCL, Biblio 17, Paris-Tübingen-Seattle, 1994.

VAN BAELEN Jacqueline, Rotrou, le héros tragique et la révolte, Paris, Nizet, 1965.

Le théâtre de Rotrou, Littératures classiques, 63, automne 2007. Le premier recueil d’études sur Rotrou (y compris des études de ponctuométrie et de syntacticométrie : ça ne se manque pas !), parfois pris quelque peu trop au ras du papier, et significatif des orientations actuelles de la critique du théâtre classique.

 

Autres dramaturges

CALAME Alexandre, Regnard, sa vie, son œuvre, P.U.F., Paris, 1960.

DEIERKAUF-HOLSBOER Wilma, Vie d’Alexandre Hardy, Nizet, Paris, 1947. Comme on n’en connaît rien, le titre ne l’engage guère...

DUTERTRE Evelyne, Scudéry dramaturge, Droz, Genève, 1988.

GROS Etienne, Philippe Quinault, sa vie, et son œuvre, Champion, Paris, 1926.

RIGAL Eugène, Alexandre Hardy et le théâtre français à la fin du XVIe et au commencement du XVIIe siècle, Paris, 1889, rééd. Slatkine Reprints, Genève, 1970.