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C.E.R.H.A.C. |
La bibliothèque du
dix-septiémiste
(mise
à jour le 20 janvier 2010)
PREMIÈRE PARTIE : TEXTES ET ÉDITIONS
I. Auteurs français (D-L)
Barème :
* Obscur, mais intéressant pour
compléter l’étude des auteurs majeurs.
** Vaut le détour.
*** Vaut le voyage.
**** Indispensable.
*DANCOURT, voir ci-dessous Théâtre du XVIIe Siècle. Pour mémoire.
*DANIEL Gabriel, Réponse aux Lettres Provinciales de L. de Montalte, ou Entretiens de Cléandre et d’Eudoxe, chez Donato Donati, Amsterdam, 1697, 414 p. En retard de quarante ans sur Pascal. Ce jésuite est aussi l’auteur d’un Voyage du monde de Descartes, Paris, 1690, qui n'a jamais été étudié sérieusement, mais qui montre Descartes voyageant au pays des phoques.
*DASSOUCY Charles, Les aventures de M. Dassoucy, publiées dans Les libertins du XVIIe siècle, I, éd. Jacques Prévot, Pléiade, Gallimard, Paris, 1998. Les éditions Champion ont publié une belle édition annotée due à Dominique Bertrand, Les Aventures et les Prisons, 2008. Il faut bien le dire : Dassoucy n’est pas le genre de monsieur dont une mère de bonne famille rêve pour marier sa fille. Qui épouserait le « Diogène du siècle » ? Mais c’est précisément ce qui le rend intéressant...
*DE BEAUNE Florimond, Doctrine de l’angle solide. Inventaire de sa bibliothèque, éd. P. Costabel et B. Barbiche, Vrin, Paris, 1975. Beau traité de géométrie, mais réservé aux amateurs. Il est très regrettable que les auteurs de cette édition, saisis de quelque vertige, aient jugé qu’il était plus commode d’arrêter la transcription à mi-chemin, sous prétexte que De Beaune ne trouverait pas aujourd’hui de lecteur assez patient pour aller jusqu’au bout de l’ouvrage. De Beaune a aussi commenté la Géométrie de Descartes.
***DESARGUES Girard, Œuvres de Desargues réunies et analysées par Poudra, Paris, 1864, 2 vol. L’un des quatre grands mathématiciens du XVIIe siècle. René Taton a publié son Brouillon Projet avec une excellente introduction (L’Œuvre mathématique de G. Desargues, Vrin, 1981). On attend une édition mise à jour prochainement. Il est vrai que sa lecture demande un petit effort, mais on se sent tellement mieux quand on a compris le théorème de Pappus... Il existe une traduction anglaise, avec introduction : FIELD J. V. et GRAY J.J., The geometrical work of Girard Desargues, New York, Berlin, Springer-Verlag, 1987.
DES BARREAUX Jacques Vallée, La vie et les œuvres complètes de Jacques Vallée des Barreaux (1599-1673), par Baverel-Croissant Marie-Françoise, Paris, Champion, 2001. Des Barreaux menait une vie de bâton de chaise, et lorsqu’il tombait malade, s’empressait de se convertir et de composer des vers d’une piété à fendre le cœur. Une fois rétabli, bien sûr, il revenait à des sentiments plus païens. Le personnage est beaucoup moins déplaisant qu’on ne le dit parfois.
****DESCARTES René, Œuvres philosophiques, éd. Alquié, Garnier, Paris, 1963-1973, 3 vol. Edition commode, mais qui ne dispense pas d’aller chercher d’autres éditions plus élaborées pour les textes séparés. La référence est l’édition Adam-Tannery, rééditée par le C.N.R.S., qu’il faut consulter en bibliothèque ; elle a été rééditée en 1996 en 11 volumes du type de la collection “Bouquins”. Une nouvelle édition est en préparation pour la Pléiade. L’édition Folio du Discours de la Méthode (F. de Buzon) est bonne. On peut aussi utiliser l’excellente édition annotée du Discours d’Etienne Gilson, Vrin, Paris, 1987 (6e édition), qui est une mine inépuisable. Le tome III des Œuvres complètes, qui contient le Discours de la méthode avec les Essais, vient de sortir chez Gallimard, dans la collection TEL, 2009, sous la direction de J.-M. Beyssade et de D. Kambouchner. Celle des Méditations du Livre de Poche (Beyssade & Beyssade), comporte deux traductions, celle du duc de Luynes revue par Descartes, qui est classique, et une version moderne plus proche de l’original latin, très vivante. Le Monde et L’Homme ont fait l’objet d’une édition en un volume par A. Bitbol-Hespériès et J.P. Verdet, Seuil, Paris, 1996, avec notes et planches, pleine de renseignements. Il existe une édition séparée de la Géométrie, présentant le fac-simile de l’édition originale, avec une traduction en anglais et des notes, par David E. Smith et Marcia L. Latham, The Geometry of René Descartes with a facsimile of the first edition, Dover, New York, 1954. Mais on aura tout intérêt à lire la Géométrie dans l’édition commentée qu’a procurée le P. Rabuel en 1730, véritable bouée de sauvetage de l'apprenti algébriste. Il existe une édition de la Correspondance par Charles Adam et Gérard Milhaud, P.U.F., 8 volumes. L’Abrégé de Musique, Compendium Musicae, a été édité aux P.U.F., Paris, 1987, par Frédéric De Buzon. L’Entretien avec Burman, l’a été chez le même éditeur, 1981, par Jean-Marie Beyssade ; enfin le De Solidorum Elementis a été édité sous le titre de Exercices pour les éléments des solides, chez le même éditeur, 1987, par Pierre Costabel. Pour connaître Descartes polémiste, on lira : DESCARTES René et SCHOOCK Martin, La Querelle d’Utrecht, Les Impressions Nouvelles, Paris, 1988, qui contient d’intéressants textes anticartésiens.
*DESLYONS Jacques, dont le Recueil de choses diverses est édité par Jean LESAULNIER sous le titre Port-Royal insolite. Edition critique du Recueil de choses diverses, Klincksieck, Paris, 1992.
*DESMARES Toussaint, Oratorien ami de Port-Royal, qui prit une part active aux controverses sur la grâce. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Réponse d’un docteur en théologie à Monsieur Chamillard, docteur et professeur de Sorbonne, 16 janvier 1656, 82 p. in-4° ; Les Saints Pères de l’Eglise vengés par eux-mêmes des impostures du sieur de Marandé dans son livre Antiquités de l’Eglise..., par le sieur de Sainte-Anne, Paris, 1652, 53 p. in-4° ; Lettre d’un ecclésiastique au P. de Lingendes, provincial des Jésuites, touchant la Dévotion aisée du P. Le Moyne, 23 oct. 1652, 12 p. in-4°. Encore un qui attend une thèse.
*DESMARETS DE SAINT-SORLIN, Les Visionnaires, comédie, éd. H. Gaston Hall, Didier, Paris, 1963. Défilé comique de farfelus d’époque ; voir aussi ci-dessous Théâtre du XVIIe Siècle.
DESPORTES, Les CL Psaumes de David mis en vers français par Ph. Des Portes, abbé de Thiron, chez Abel Langellier, sd.
*DIGBY Kenelm, Nouveaux Secrets expérimentés pour conserver la beauté des dames et pour guérir plusieurs sortes de maladies, Foulque, La Haye, 1700. Ça ne s'invente pas.
*Dom Carlos et autres nouvelles françaises du XVIIe siècle, éd. R. Guichemerre, Folio, Gallimard, Paris, 1995. Textes de Sorel, Camus, Segrais, Saint-Réal, Boursault et Mme de Villedieu. C’est tout dire.
**DOMAT Jean, Les Lois civiles dans leur ordre naturel, Coignard, Paris, 1695 (2e éd.). Œuvre d’un grand juriste clermontois ami de Pascal ; très utile pour se mettre au fait des réalités du droit à l’époque classique, et commode parce qu’il est écrit en excellent français.
*DONNEAU DE VISE Jean, Trois comédies. La mère coquette, La veuve à la mode, Les dames vengées, éd. Mélèse, Droz, Paris, 1940. Voir aussi ci-dessous Théâtre du XVIIe Siècle.
DRELINCOURT Laurent, Sonnets chrétiens sur divers sujets, éd. Julien Gœury, Paris, Champion, 2004.
**(DUBOIS Alexandre), Journal d'un curé de campagne au XVIIe siècle, Présentation, édition et notes par Henri Platelle, Cerf, Paris, 1965, 208 p.
*DU HAMEL Jean-Baptiste, Elementa astronomica..., Henault, Paris, 1643 ; Astronomia physica de luce, natura et motibus coelestium libri duo, P. Lamy, Paris, 1660 ; De metetoribus et fossilibus libri duo, P. Lamy, Paris, 1660 ; De mente humana libri quatuor in quibus functiones animi, vires, antura, immortalitas, simul et logica universa variis illustratae experimentis pertractantur, Le Petit, Paris, 1672 ; nombreux autres ouvrages de genres divers. Il fut premier secrétaire de l’Académie Royale des Sciences.
DU MOULIN Pierre, Eléments de la logique française, Pierre Aubert, Genève, 1625. Ministre protestant, et pourtant logicien…
*DU PLAISIR, Sentiments sur les lettres et sur l'histoire avec des scrupules sur le style, C. Blageart, Paris, 1683. Il existe une édition par P. Hourcade chez Droz, 1975.
*DUPLEIX Scipion, La Logique ou art de discourir et raisonner, Fayard, Paris, 1984. Manuel commode par un polygraphe sans génie. C’est sans doute pour cela qu’on le réédite. Voir dans la même collection L’Ethique (1617), Paris, 1994.
**DU RYER, voir ci-dessous Théâtre du XVIIe Siècle. Homme de théâtre, comme Rotrou, il mérite le détour. Mais c'est aussi un grand voyageur et un connaisseur de l'orient, et il a procuré la première traduction française du Coran, ce qui lui vaut une nouvelle actualité.
*Eros baroque. Anthologie de la poésie amoureuse, éd. Mathieu-Castellani, Nizet, Paris, 1986.
*Ecrire au XVIIe siècle, éd. par E. Mortgat et H. Méchoulan, Presses Pocket, Paris, 1992. Anthologie.
*ESPRIT Jacques, La fausseté des vertus humaines, précédée de Traité sur Esprit, de Pascal Quignard, Aubier, Paris, 1996, 564 p. Moraliste proche de La Rochefoucauld par le pessimisme, mais quelque peu éloigné par l'esprit de système.
*FABRI Honoré, Notae in notas W. Wendrockii, J. Busdeum, Cologne, 1659, 302 p. in-89° (BN : 12352 et D. 34676). Jésuite qui anima un important centre intellectuel et savant à Lyon. Son œuvre demanderait à être étudiée de près. Les lecteurs des Provinciales liront aussi le Pithanophilus seu dialogus, vel opusculum de opinione probabili, in quo proxima morum regula, scilicet conscientia, ad sua principia reducitur, autore Honorato Fabri, Soc. Jesu, Romae, typis HH. Corbelletri, 1659. Les amateurs d'histoire des sciences peuvent lire sa Physica, id est, scientia rerum corporearum, in decem tractatus distributa, auctore Honorato Fabri, Lugduni, 1669, 4 vol.
*Farces du grand Siècle, éd. Mazouer, Livre de Poche, Paris, 1992.
*FARET Nicolas, L’Honnête homme ou l’art de plaire à la Cour, 1630, éd. Magendie, 1927, reprise par Slatkine, Genève, 1969.
***FENELON, François de Salignac de la Mothe-Fénelon, Œuvres, éd. Le Brun, Pléiade, 2 vol. parus, N.R.F., Gallimard, Paris, 1983 et 1997. Connu surtout pour Les Aventures de Télémaque, horripilant roman tout farci de moraline qui fut un énorme succès de librairie ; il en existe aujourd’hui plusieurs bonnes éditions, celles que J. Le Brun a donnée dans la collection Folio, Gallimard, 1995, et dans le tome 2 de la Pléiade ; celle de Jeanne-Lydie Goré, Garnier, Paris, 1987 ; celle de Marguerite Haillant, Les aventures de Télémaque, fils d'Ulysse, Paris, Nizet, 1993. La Lettre à l’Académie, projet de pensums à l’usage des académiciens (éd. Cahen, Hachette, 1918 ; et Pléiade, t. 2) a aussi eu son heure de gloire. Mais Fénelon vaut mieux que cela : sa Démonstration de l'existence de Dieu a été rééditée (bien) par J. Le Brun dans la Pléiade (t. 2), et (moins bien) sous le titre de Traité de l’Existence de Dieu par J.-L. Dumas (Editions Universitaires, 1990), elle vaut d’être lue. La Lettre à Louis XIV (Pléiade, t. 1) est un chef d’œuvre de la littérature politique. Mais il y a surtout quelque chose de fascinant dans la subtilité incisive, parfois vertigineuse, de ses écrits de direction spirituelle, qui sont sans doute son chef d'œuvre.
**FERMAT Pierre de, Œuvres de Fermat publiées par les soins de MM. Paul Tannery et Ch. Henry, Paris, 1891-1922, 4 vol. et 1 supplément. Le rival de Descartes en algèbre. Laissera sans doute froid l’étudiant en lettres et sciences humaines, mais c’est un grand bonhomme.
FILLEAU Jean, Relation juridique de ce qui s'est passé à Poitiers touchant la nouvelle doctrine des jansénistes, J. Thoreau, Poitiers, 1654. Polémiste antijanséniste.
**FLECHIER Esprit, Mémoires sur les Grands Jours d’Auvergne en 1665, Vialetay, Paris, 1968 ; édition Bercé, Paris, 1984. Voir aussi Nouvelles du XVIIe siècle, éd. par R. Picard et Jean Lafond, La Pléiade, N.R.F., Gallimard, Paris, 1997, 1812 p. On republie ses Ecrits de jeunesse, éd. N. Heppe et V. Kapp, Paris, Champion, 2003.
*FLEURY Claude, Les mœurs des Israélites, Paris, 1681. Tableau historique de la société juive de l’Ancien Testament, mais aussi rêve d’un dévot du cercle de Fénelon pour la société moderne. Œuvres complètes, Auguste Desrez, Paris, 1837. Ses Écrits de jeunesse ont été publiés chez Champion par Noémi Hepp et Volker Kapp, 2003.
*FOIGNY Gabriel de, La Terre australe connue (1676), éd. Ronzeaud, S.T.F.M., Paris, 1990. Roman utopique libertin.
*FONTAINE Nicolas, Mémoires pour servir à l’histoire de Port-Royal, tomes 1 et 2, Slatkine Reprints, Genève, 1970 (réimpression de l’édition d’Utrecht, 1736). Important ouvrage consacré largement à Lemaître de Sacy, et qui contient le célèbre Entretien avec Pascal. Cette édition doit laisser aujourd'hui place au travail remarquable de P. Thouvenin, Mémoires ou histoire des Solitaires de Port-Royal, éd. Pascale Thouvenin, Paris, Champion, 2001, 1180 p., qui a permis de redécouvrir le texte original de L'entretien de Pascal avec M. de Sacy.
*FONTAINE Nicolas, Mémoires ou histoire des Solitaires de Port-Royal, éd. Pascale Thouvenin, Paris, Champion, 2001, 1180 p. Il existe une réimpression de l’édition d’Utrecht, 1736, sous le titre de Mémoires pour servir à l’histoire de Port-Royal, tomes 1 et 2, Slatkine Reprints, Genève, 1970, mais elle est à présent dépassée. Important ouvrage consacré largement à Lemaître de Sacy, et qui contient le célèbre Entretien avec Pascal.
**FONTENELLE, Entretiens sur la pluralité des mondes, éd. Calame, Nizet, Paris, 1986. L’Histoire des Oracles existe en collection 10/18, 1966, sans annotation. Ses œuvres ont été rééditées dans le Corpus des Philosophes en Langue française (plusieurs volumes), y compris à présent les Eléments de la Géométrie de l’Infini, Paris, 1727 (qui avaient déjà été réédités par M. Blay et A. Niderst, Klincsieck, Paris, 1995). Fontenelle fut secrétaire de l’Académie des Sciences.
***FRANCOIS DE SALES, Œuvres, éd. Devos et Ravier, Pléiade, Gallimard, Paris, 1969. On peut être un saint et un grand écrivain.
*FRENICLE Nicolas, L'Entretien des illustres bergers, Champion, Paris, 1998. On ignore pourquoi nos écologistes, toujours en quête de moutonnades, n'ont pas encore redécouvert les Illustres Bergers.
*FRENICLE DE BESSY Bernard, Abrégé des combinaisons, Divers ouvrages de Mathématiques et de Physique par Messieurs de l’Académie royale des Sciences, Paris, 1693, ou Mémoires de l’Académie des Sciences, t. 5, Paris, 1727, et ibid., t. 2, Amsterdam, 1736. le spécialiste des nombres figurés et des combinaisons en son temps.
**FURETIERE. Pour Le Roman bourgeois, voir ci-dessous Romanciers du XVIIe siècle. Ne pas ignorer le Dictionnaire universel, S.N.L. Le Robert, Paris, 1978.
**GARASSE François, La doctrine curieuse des beaux esprits de ce temps, ou prétendus tels, contenant plusieurs maximes pernicieuses à l’Etat, à la Religion et aux bonnes mœurs, combattues et renversées par le P. François Garasse, de la Compagnie de Jésus, Sébastien Chapelet, Paris, 1623. Pamphlet contre les libertins d’une vigoureuse et burlesque fermeté. Le P. Garasse est le premier à avoir reproché à ses adversaires d’avoir la tête pleine d’écrevisses. Voir aussi La somme théologique des vérités capitales de la religion chrétienne, Sébastien Chappelet, Paris, 1625.
***GASSENDI Pierre, Petri Gassendi.... Opera omnia, 6 vol., Lyon, L. Anisson et J.-B. Devenet, 1658. sont à la BMIU de Clermont (Tomes I-II. Syntagma philosophicum ; Tome III. Opuscula philosophica ; Tome IV. Astronomica ; Tome V. Miscellanea ;Tome VI. Epistolae (BMIU : 2831). La résurrection de Gassendi et sa promotion au rang de philosophe considérable à l'époque classique est aujourd'hui indiscutable, même si ses œuvres n'ont pas la qualité littéraire et esthétique des Descartes, Pascal et Spinoza. Les textes les plus intéressants ont été réédités avec traduction : Disquisitio metaphysica seu dubitationes et instantiae adversus Renati Cartesii Metaphysicam et responsa, Vrin, Paris, 1962, contre Descartes (on est libre de préférer Descartes, mais les objections ne sont jamais insignifiantes) ; Dissertations en forme de paradoxes contre les aristotéliciens, Vrin, Paris, 1959, qui résument une grande partie des objections que s'est attirées l'aristotélisme, en termes fermes et vigoureux. Son Vie et mœurs d'Epicure a été réédité avec traduction par S. Taussig, Ed. Alive, 2001. La BMIU de Clermont possède aussi un intéressant opuscule : Sentiments sur l’éclipse qui doit arriver le 12. Du mois d’août prochain. Pour servir de réfutation aux faussetés qui ont été publiées sous le nom du Docteur Andreas. A Paris, de l’imprimerie d’Antoine Vitré, 1654 (BMIU : R 1037 Pièce XXXI).
*GILBERT Gabriel, voir BIDAR.
*GODEAU Antoine, Poésies chrétiennes, Le Petit, Paris, 1654 ; Œuvres chrétiennes, Paris, Veuve Camusat et Pierre Le Petit, 1646. Mériterait un oubli indulgent.
***GUILLERAGUES Gabriel-Joseph de la Vergne, comte de, Lettres portugaises, éd. Deloffre et Rougeot, Garnier, Paris, 1962. Chef d’œuvre puissamment lacrymogène : la passion amoureuse chez la femme, le cœur d’artichaut chez l’homme. Voir aussi la Correspondance, éd. F. Deloffre et J. Rougeot, Droz, Genève, 1976, 2 vol., intéressante car Guilleragues a été diplomate auprès de la Sublime Porte.
*GUYON, La vie de madame Guyon par elle-même, Dervy Livres, Paris, 1983 ; une autre édition est sortie plus récemment : La Vie par elle-même et autres écrits biographiques, éd. D. Tronc et A. Villard, Champion, Paris, 2001 ; Correspondance, I, éd. D. Tronc, Paris, Champion, 2003.
*HAMON Jean, Relation de M. Hamon, médecin de Port-Royal, contenant quelques paroles remarquables de la Mère Angélique (mars 1653), dans Mémoires, 1742 ; Recueil de divers traités de piété. Tome I, Paris 1671, Tome II, Paris, 1689, Tome III, Paris, 1689 ; Pratique de la prière continuelle, ou sentiments d'une âme vraiment touchée de Dieu, Paris, 1702 ; Explication du Cantique des Cantiques, par M. Hamon, revu et corrigé par M. Nicole, Paris, 1708, 4 vol. ; Traités de piété, composés par M. Hamon, pour l'instruction et la consolation des religieuses de Port-Royal, tome I, 1727 ; tome II, 1730 ; Les gémissements d'un cœur chrétien exprimées dans les paroles du psaume CXVIII avec de courtes prières très touchantes sur différents sujets, Paris, 1731 ; De la Solitude, 1734 ; Recueil de Lettres et Opuscules de M. Hamon, Amsterdam, 1734, 2 vol. ; Traité de la prière continuelle, avec divers moyens de la pratiquer, Divisé en quatre livres, par M. H.***, Paris, 1735. Hamon est le médecin de Port-Royal.
**HARDY Alexandre, Le Théâtre d’Alexandre Hardy, éd. E. Stengel, H. Le Soudier, Marburg-Paris, 1884, 5 vol. ; on peut en trouver des extraits dans : Théâtre du XVIIe Siècle, Pléiade, t. 1. Précurseur du théâtre classique d’une prodigieuse inventivité. On n'a conservé qu'une partie infime de son œuvre.
*HERIGONE Pierre, Cursus mathematicus, Cours mathématique, Piget, Paris, 1634-1642, 5 vol. Texte en latin et en français. Excellent manuel de base pour les sciences de l’époque ; Hérigone donne les Eléments d’Euclide, l’algèbre de Viète, une arithmétique pratique, une algèbre, une mécanique brève, une poliorcétique, un art de manœuvrer les troupes, une géographie, etc. ; le tout en latin et en français, mais en sus il propose une traduction en un langage symbolique à vocation internationale très original, mais qui n'a pas eu de postérité.
*HERMANT Godefroy, Mémoires sur l’histoire ecclésiastique du XVIIe siècle, ed. A. Gazier, 6 vol., Plon, Paris, 1905-1910. Et des vies de saints : La vie de saint Athanase, Jean Du Puis, Paris, 1672 ; La vie de saint Ambroise, Veuve Du Puis, Paris, 1678 ; Vérités académiques ou réfutation des préjugés populaires dont se servent les jésuites contre l’Université de Paris, Paris, 1643 ; Histoire de l’établissement des ordres religieux et des congrégations régulières et séculières de l’Eglise, Rouen, 1697. Auteur lié à Port-Royal.
*HEROARD Jean, Journal, éd. P. Chaunu et M. Foisil, Fayard, Paris, 1989. Cas unique : le journal du médecin de Louis XIII. Tout sur la digestion royale et ses suites.
*HOPIL Claude, Les divins élancements d'amour exprimés en cent cantiques faits en l'honneur de la Très-Sainte-Trinité (1629), éd. J. Plantié, Champion, Paris, 1999 ; Méditations sur le Cantique des cantiques et Les douces extases de l'âme spirituelle, éd. G. Peyroche d'Arnaud, Genève, Droz, 2000. Exhumé par Jean Rousset dans les années 60, mais réédité beaucoup plus tard, ce poète mystique et baroque a quelques beaux passages.
HOUDAR DE LA MOTTE, Textes critiques. Les raisons du sentiment, éd. F. Gevrey et B. Guion, Paris, Champion, 2002.
*HUET Pierre-Daniel, Lettre-traité sur l’origine des romans (1669), éd. F. Guégou, Nizet, Paris, 1969 ; Huetiana ou pensées diverses, Paris, 1722. La question est : faut-il vraiment l’exhumer de l’oubli où il est justement tombé ? On n’est pas absolument obligé de suivre les érudits qui le pensent.
*JURIEU Pierre, pasteur protestant, auteur de Lettres pastorales aux fidèles de France qui gémissent sous la captivité de Babylone (1686) et des Soupirs de la France esclave (1689), ouvrages qui ne sont pas précisément à l’éloge de la politique religieuse de Louis XIV.
****La Bible, traduction de Le Maître de Sacy, édition de Philippe Sellier, coll. Bouquins, Robert Laffont, Paris, 1990. La belle traduction de Port-Royal, sans les notes explicatives de Sacy, qu’il faut chercher en bibliothèque dans les éditions originales (elles se trouvent à la BMIU de Clermont-Fd).
****LA BRUYERE, Les Caractères, éd. Garapon, Garnier, Paris, 1962. Il existe une édition scolaire des Caractères par Gaston Cayrou, Didier-Privat, Paris-Toulouse, 1936, qui ne se trouve guère que d’occasion, mais dont l’annotation est très utile. M. Escola a donné en 1999 une édition critique des Caractères, Paris, Champion.
*LA CALPRENEDE, voir ci-dessous Théâtre du XVIIe Siècle. Il est aussi l’auteur de romans comme Pharamond, ou l’Histoire de France, 1661-1670.
**LA CEPPEDE Jean de, Les Théorèmes sur le sacré Mystère de Nostre Rédemption, éd. Y. Quenot, Livres I, II et III, Nizet, Paris, 1988. Les poètes hermétiques ne sont pas l’apanage du XXe siècle. Mais l’édition est excellente, et il y a quelque chose de fascinant dans ces vers difficiles consacrés au mystère de la Croix.
****LAFAYETTE Mme de, La Princesse de Clèves, éd. J. Mesnard, Imprimerie Nationale, Paris, 1980, récemment reprise dans la collection Garnier-Flammarion, Paris, 1996 : c’est de loin la meilleure pour le texte et l’introduction. L'édition du Livre de Poche par Philippe Sellier est bonne aussi. L’édition Garnier jaune en revanche n’est pas idéale. La Correspondance, éditée d'après les travaux de A. Beaunier, Gallimard, Paris, 1942, 2 vol., est instructive. Lire aussi l'Histoire de Madame Henriette d’Angleterre suivie des Mémoires de la cour de France, éd. G. Sigaux, Mercure de France, Paris, 1965.
****LA FONTAINE Jean de, Œuvres complètes, tome 1, Fables, contes et nouvelles, éd. J.P. Collinet, Pléiade, N.R.F., Gallimard, Paris, 1991. Remarquable édition, pour l’établissement du texte comme pour le commentaire et les documents. Le même éditeur a donné les Fables en collection Folio. Les Amours de Psyché ont été bien réédités en Livre de Poche par M. Jeanneret ; mais quoi qu'en disent les esthètes et les inconditionnels, c’est un puissant navet. On peut recourir à l’édition des Œuvres choisies de G. Le Bidois dans la collection de Ch.-Marie Des Granges, Hatier, Paris, 1947 (11e éd.). L’édition de l’Intégrale, Seuil, Paris, 1965, avec la présentation de J. Marmier, est utilisable. Une édition nouvelle de L'innocence persécutée. Dialogues, vient d'être établie par Marie-Françoise Baverel-Croissant, aux Publications de l'Université de Saint-Etienne, 2002 : il s'agit d'une suite de dialogues écrits pour la défense du chancelier Fouquet, que l'éditeur attribue, sans certitude toutefois, à La Fontaine.
*LA FORGE Louis de, Traité de l’esprit de l’homme, de ses facultés et fonctions, Paris, 1666 ; L'Homme de Descartes, Fayard, Paris, 1999. Médecin commentateur de Descartes. L'édition de ce dernier ouvrage manque cruellement d'une bonne annotation (c'est le principe – regrettable – de la collection), mais le texte est intéressant.
LA HIRE Philippe de, Nouveaux Eléments des sections coniques, les lieux géométriques, la construction ou effection des équations, par M. de la Hire, Paris, 1679.
*LALANE Noël, De la grâce victorieuse de Jésus-Christ, ou Molina et ses disciples convaincus de l’erreur des Pélagiens et des semi-Pélagiens sur le point de la grâce suffisante soumise au libre-arbitre, selon les actes de la Congrégation de Auxiliis. Pour l’explication des cinq propositions de la grâce équivoques et ambiguës, et la plupart fabriquées à plaisir, insérées dans une lettre envoyée depuis peu à Rome, par le sieur de Bonlieu, docteur en théologie, Paris, 1651. Théologien de Port-Royal.
**LA MOTHE LE VAYER, Dialogues faits à l’imitation des Anciens (1630-1631), éd. Pessel, Fayard, Paris, 1988 ; De la patrie et des étrangers, et autres petits traités sceptiques, éd. P.-J. Salazar, éd. Desjonquères, 2003. Sceptique post-montaignien, pirandellien avant l’heure et maniaque de la citation. Il est tout de même un tout petit peu exagéré de soutenir que que le lire est une "fête del'esprit", mais il a compté dans l'histoire des idées de son temps, et il refait actuellement surface, à la faveur du renouveau des études sur le scepticisme.
**LAMY Bernard, La rhétorique ou l’art de parler, 4e éd., Paul Marrey, Amsterdam, 1699, Sussex reprints, Brighton, 1969 ; une édition critique en a été procurée par Christine Noille-Clauzade, Champion, Paris, 1998. Manuel de rhétorique commode. Il a aussi écrit des Entretiens sur les Sciences, dans lesquels on apprend comment l’on doit étudier les sciences et s’en servir pour se faire l’esprit juste et le cœur droit, éd. Clair et Girbal, P.U.F., Paris, 1966, qui ne manquent pas d’un certain intérêt. Voir aussi Nouvelles réflexions sur l'art poétique, éd. Tony Gheeraert, Champion, Paris, 1998, d'inspiration à la fois augustinienne et cartésienne. On peut enfin mentionner, pour les débutants en mathématiques dix-septiémistes, ses deux manuels élémentaires, très clairs et commodes, quoique parfois un peu légers pour la rigueur : Eléments des mathématiques ou traité de la grandeur en général, qui comprend l’arithmétique, l’algèbre, l’analyse et les principes de toutes les sciences qui ont la grandeur pour objet, Mathey, Paris, 1738 (7e éd.), et Les éléments de géométrie ou de la mesure de l’étendue, Mathey, Paris, 1740 (6e éd.). Rousseau les a lus, c’est dire s’ils sont accessibles...
*LANCELOT Claude, Mémoires touchant la vie de M. de Saint-Cyran, éd. B. Donetzkoff, Paris, Nolin, 2003.
*LA PINELIERE Guérin de, voir BIDAR.
*La Poésie française de 1640 à 1680, 2 vol., S.E.D.E.S., Paris, 1965-1969.
**La querelle des Anciens et des Modernes, XVIIe-XVIIIe siècles, éd. Anne-Marie Lecoq, Folio, Gallimard, Paris, 2001. Recueil de textes fort utile. La querelle des Anciens et des Modernes constitue l'exemple canonique de ce que les logiciens appellent la consequentia mirabilis : tous les auteurs que les Modernes invoquent pour établir la supériorité des auteurs nouveaux sur l'Antiquité sont des partisans des Anciens. Ergo... Du reste, il faut bien avouer que les Modernes Perrault et Fontenelle feraient plutôt regretter les Anciens. En tout cas, M. Fumaroli a une préférence pour les Anciens...
****LA ROCHEFOUCAULD, Maximes, éd. Truchet, Garnier, Paris, 1967. Edition génétique bien commentée. On trouve toujours ses maximes plus justes en pensant d’abord aux autres. On ne se les applique à soi-même qu'après. Une édition due à J. Rohou a été publiée par le Livre de Poche, 1991, et une autre, par L. Plazenet, Paris, Champion, 2002, sous le titre Réflexions ou sentences et maximes morales et Réflexions diverses. Les Mémoires ne manquent pas d'intérêt, quoique le style en soit moins brillant que celui de Retz.
*L’art de deschiffrer. Traité de déchiffrement du XVIIe siècle de la Secrétairerie d’Etat et de Guerre espagnole, éd. J.P. Devos et H. Seligman, Publications Universitaires de Louvain, 1967. Passionnant pour la théorie de l'interprétation des écritures codées.
**L'art de la conversation, éd. de J. Hellegouarc'h, Classiques Garnier, Dunod, Paris, 1997, 593 p. Anthologie de textes du XVIIe et du XVIIIe siècles sur la conversation. Très mode.
*LE BOINDRE Jean, Débats du parlement de Paris pendant la minorité de Louis XIV, éd. Patricia Ranum, Champion, Paris, 1997, 2 vol. Intéressante édition d'un manuscrit des Archives nationales sur la période de la Fronde. Les débats du Parlement retranscrits par un témoin direct.
*LE BRET C., De la souveraineté du roy, de son domaine et de sa couronne, J. Quesnel, Paris, 1632, 2 vol.
**LE MAITRE Antoine, Les Plaidoyers et harangues de M. Le Maistre, donnés au public par M. Jean Issali, avocat au Parlement, 7e édition, Hortemels, 1688. Recueil de plaidoyers d’un des plus réputés avocats du XVIIe siècle, qui devint solitaire à Port-Royal. Un Choix de lettres inédites a été publié par G. Delassault, Paris, 1951.
***LEMAITRE DE SACI Isaac, Enluminures du fameux almanach des Pères Jésuites intitulé la Déroute et la confusion des Jansénistes, sl, 1654. Poème antijésuite médiocre. De meilleure inspiration sont les Lettres chrétiennes et spirituelles, 1690, 2 vol, et surtout sa traduction commentée de la Bible (voir ce titre), qui a été rééditée dans la collection Bouquins.
**LE MOINE Pierre, Les Peintures morales où les passions sont représentées par tableaux, par caractères, et par questions nouvelles et curieuses, Cramoisy, Paris, 1640, 802 p. in-4°. Voir pour la morale : La Dévotion aisée, Paris, 1652, 294 p. in-8°. Il a aussi écrit l'Etrille du Pégase janséniste. Aux rimailleurs du Port-Royal, sl., 1654, qui est bien d'un jésuite. En ces temps de féminisme intempérant, on peut aussi lire La galerie des femmes fortes, Sommaville, Paris, 1647 (malgré les apparences, fortes ne signifie pas XXL, et s'entend au sens biblique...). Ce n'est pas un poète négligeable.
*LESCLACHE Louis de, La philosophie expliquée en tables (logique, science générale, physique, morale, théologie naturelle). Achevé de graver : 20 septembre 1652 ; La philosophie morale en tables. La philosophie naturelle expliquée en tables, 1652 ; Les fondements de la religion chrétienne ou les ordres de Dieu qui font reluire sa sagesse et sa bonté, Paris, 1663 (Abrégé en 1664). Vulgarisateur et conférencier mondain, il aimait à présenter les doctrines philosophiques sous forme de tableaux synthétiques.
Les libertins du XVIIe siècle, I, éd. Jacques Prévot, Pléiade, Gallimard, Paris, 1998. Recueil de textes de Théophile de Viau, Dassoucy, Gassendi, Cyrano de Bergerac et consorts. Le tome II poursuit sur cette lancée.
*Les Panégyriques du Roi prononcés dans l’Académie Française, éd. critique par Pierre Zoberman, Presses de l’Université Paris-Sorbonne, 1991. On a tendance à lire ces discours avec un rien de mépris pour une telle aptitude au maniement de la brosse à reluire, mais quand on a lu nos actuels journalistes télévisuels, on se dit que le XVIIe siècle reste l'époque de la mesure et de la propreté morale...
*Les Préfaces du Dictionnaire de l'Académie française, éd. Bernard Quémada, Champion, Paris, 1997.
*L’HERMITE Tristan, Le Page disgracié, éd. J. Prévot, Folio, Gallimard, Paris, 1994. Roman autobiographique, également réédité dans Les libertins du XVIIe siècle, I, éd. Jacques Prévot, Pléiade, Gallimard, Paris, 1998. Ses Œuvres complètes (t. IV, Les tragédies; t. V, Théâtre et plaidoyers historiques) sont éditées sous la direction de R. Guichemerre chez Champion, Paris, 1999 et 2001. On ne manquera pas Pyrame et Thysbé, ne serait-ce que pour le lion... Voir dans le Théâtre du XVIIe Siècle.
*L’HOSPITAL Marquis de, Analyse des infiniment petits, pour l’intelligence des lignes courbes, A Paris, de l’Imprimerie Royale, 1696, rééd. ACL-Editions, Paris, 1988, suivi de VARIGNON, Eclaircissements sur l’Analyse des infiniments petits, 1725. Bonne exposition du calcul différentiel leibnizien, mais qui n'intéressera sans doute que les géomètres de choc. Dommage, car , quelque basse que fût sa vue, le marquis ne manquait pas d'aplomb : il avait accordé par contrat une pension à Bernoulli, à charge pour celui-ci de lui réserver la primeur de toutes ses découvertes mathématiques... On devine la suite. Cependant il ne manquait pas de talent, et il a compté dans l'histoire des mathématiques.
*LOUIS XIV, Manière de montrer les jardins de Versailles, Réunion des Musées Nationaux, Paris, 1992. Passionnant et remarquablement illustré. On pourra comparer avec MEYER Daniel, Versailles, Guide, Art Lys, 1995, qui donne l'état actuel des lieux. Mais plus importants sont les Mémoires, éd. A. Longnon, Tallandier, Paris, 1978.
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